Judo Kano Club

CODE MORAL

Fondateur du judo, Jigoro Kano était un homme visionnaire et cultivé. Il fût notamment nommé en 1899 au ministère de la Guerre comme président du Centre d’étude des arts militaires japonais, suite au rattachement des arts martiaux (dont le judo) au ministère et nommé secrétaire du ministre de l’Education Nationale.

 

« Le sens du sport n’est pas dans le score ou le record mais dans l’habileté et les moyens déployés pour y parvenir. »

Jigorō Kanō (1860/1938)

L'amitié  « c’est le plus pur des sentiments humains »

 

Le courage « c’est faire ce qui est juste »

 

La sincérité « c’est s’exprimer sans déguiser sa pensée »

 

L'honneur « c’est être fidèle à la parole donnée »

 

La modestie « c’est parler de soi-même sans orgueil »

 

Le respect « Sans respect aucune confiance ne peut naître »

 

Le contrôle de soi « c’est savoir se taire lorsque monte la colère »

 

La politesse « c’est le respect d’autrui »

CHRONIQUE

"Novembre 2021"

Un émissaire du Kodokan en France : Ichiro Abe

A la demande d’un club de judo toulousain, le Shudokan, le Japonais Ichiro Abe, 6e dan âgé de 29 ans, est envoyé en France en 1951 par le Kodokan en tant que conseiller technique. Il s’est alors efforcé d’apprendre les bases du judo, telles que les avait recommandées Jigoro Kano : les chutes (ukemi), les déplacements (shintai et tai-sabaki), la posture à la fois droite et souple, l’opportunité d’attaque adaptée à chaque technique. Son enseignement a essentiellement reposé sur la maîtrise de la préparation par le déplacement (tsukuri) : face à un adversaire, savoir créer l’opportunité soi-même, sans attendre que l’autre se déplace seul, l’obliger à un déplacement, à une réaction. Bien qu’Ichiro Abe ne soit resté que deux ans en France, son niveau technique et ses qualités pédagogiques ont profondément marqué le judo français.