Judo Kano Club

CODE MORAL

Fondateur du judo, Jigoro Kano était un homme visionnaire et cultivé. Il fût notamment nommé en 1899 au ministère de la Guerre comme président du Centre d’étude des arts militaires japonais, suite au rattachement des arts martiaux (dont le judo) au ministère et nommé secrétaire du ministre de l’Education Nationale.

 

« Le sens du sport n’est pas dans le score ou le record mais dans l’habileté et les moyens déployés pour y parvenir. »

Jigorō Kanō (1860/1938)

L'amitié  « c’est le plus pur des sentiments humains »

 

Le courage « c’est faire ce qui est juste »

 

La sincérité « c’est s’exprimer sans déguiser sa pensée »

 

L'honneur « c’est être fidèle à la parole donnée »

 

La modestie « c’est parler de soi-même sans orgueil »

 

Le respect « Sans respect aucune confiance ne peut naître »

 

Le contrôle de soi « c’est savoir se taire lorsque monte la colère »

 

La politesse « c’est le respect d’autrui »

CHRONIQUE

"Septembre 2021"

Une image du randori

Si le randori est « l’exercice libre » qui se pratique en dernière partie des cours de judo, Jigoro Kano lui attachait un sens supplémentaire, celui d’une « tempête » où il faut être capable de conserver sa posture en s’adaptant aux circonstances extérieures. Et pour donner une image du randori, il évoquait le saule des rivières, cet arbre dont les branches sont couvertes de neige en hiver : « […] elles cèdent et reprennent leur position initiale, exemple de la fermeté souple […]. Dans la tempête, les branches de ces arbres sont ballotées, s’adaptent à chaque nouvelle bourrasque. Elles ne cassent pas, et, en cédant, elles contribuent à détourner le plus fort de la bourrasque du tronc, qui lui, reste immuable. (1) »

----------

(1) Yves Cadot, Promenades en judo, Éditions Metatext, 2015, p. 133.